MUSIQUE DESCRIPTIVE

Clément Janequin (XVIème siècle) écrit des chansons polyphoniques.

Il y raconte les oiseaux, la guerre, la ville de Paris...


Au fil des siècles, la musique instrumentale et l'orchestre se développent. Certains compositeurs croient en la force expressive de leur musique et s'essaient à la musique narrative.

Tableaux d'une Exposition

TABLEAUX D'UNE EXPOSITION
Thème de la promenade.

Le premier tableau, le gnome, est sombre, grave, alterne masse (graves et percussions) et légèreté (glissandi des violons, clochette), et traite le sujet fantastique avec brio.

La promenade qui suit est proche de la première, bien que plus lyrique.

Le vieux château, splendide morceau mélancolique, nous emmène dans un univers langoureux, mystérieux, majestueux, aux ombres vivantes, figurant les vieilles tours ou les feuilles du lierre. Superbe utilisation des graves des vents de l'orchestre.

Le thème de la promenade qui suit créé un contraste intéressant et nous offre une transition vers le tableau suivant plus rapide.

Les Tuileries, s'oppose au vieux château par une utilisation des aigus bien plus que des graves, que ce soit ceux de la harpes ou des violons. C'est peut-être le moins réussi de la série car de thématique trop simple et très court.

Byldo renoue avec l'ambiance du gnome en l'étendant : le ton y est plus pénétrant, plus lyrique, plus grandiose. L'avant-dernière reprise est d'une intensité magistrale.

Le thème de la promenade revient ensuite, plus cristalline, plus lente, puis plus sombre.

Le ballet de poussins qui suit porte bien son nom et apport une franche légèreté qui tranche avec le ton général de l'oeuvre. Une sorte de scherzo symphonique salvateur.

Suit Samuel Goldenberg und Schmuyle, un mouvement un peu étrange, opposant les cordes graves aux trompettes. Sans thème bien pertinent, il enchaine plutôt des motifs, tout comme le ballet des poussins qui précédait.

C'est également le cas du tableau suivant, du marché de Limoges, très proche du ballet de poussins. Ces trois tableaux constituent presque un unique mouvement.

Vient alors l'imposante catacombe. Mouvement lent, cuivré, massif, tout en accords sombres, sorte d'introduction aux derniers tableaux. Cum mortuis in lingua mortua prolonge cette atmosphère sans transition et y apporte progressivement la lumière.

Le dernier mouvement, composé des deux derniers tableau, la maison de baba-yaga et la grande porte de Kiev, démarre alors, dynamique, chargé, lyrique, grandiose, imposant. Avec quelques passages plus fins, plus légers, l'ensemble est un véritable ode à la vie et à la jouissance de vivre.

Seuls 6 des tableaux exposés nous sont parvenus:(de gauche à droite et de haut en bas)

la maison de baba-yaga -
la grande porte de Kiev,

Samuel Goldenberg und Schmuyle
Le ballet de poussins (esquisse)

catacombe

La Tempête

Insectarium

Le Chaos et Les Eléments

Dans les Steppes de l'Asie centrale

« Dans le silence des steppes sablonneuses retentit le refrain d’une paisible chanson russe. On entend aussi des chants de l’Orient, mélancoliques ; on entend le pas des chevaux et des chameaux qui s’approchent. Une caravane, escortée par des soldats russes, traverse l’immensité du désert. Elle poursuit sans crainte son long voyage, s’abandonnant avec confiance à la garde de la force guerrière. Elle va plus loin, toujours. Les chants des Russes et ceux des indigènes se confondent. Peu à peu ils s’affaiblissent en s’éloignant, et ils finissent par se perdre dans le lointain désert ».

Voir aussi ici.

Le réveil des oiseaux

Le Bourdon