JAZZ

  • Question « qu’est ce que le jazz ? », Louis ARMSTRONG : « si vous le demandez c’est que vous ne la saurez jamais ».
  • Michel P. PHILIPOT (préface de "Des Musiques de Jazz", de Lucien MALSON, Éd. Parenthèses, 1983)

    Un mathématicien à qui on demandait ce qu’est « l’espace » répondit : "Vous savez très bien ce que c’est, et moi aussi, mais seulement aussi longtemps que vous ne me demanderez pas de vous l’expliquer "

  • Fats WALLER: " si vous ne le savez ne vous en mêlez pas!"
  • Miles DAVIS disait qu’il ne reconnaissait pas le vocable jazz, il jouait de la musique afro-américaine.
  • Charlie MINGUS à propos du mot "jazz": : « Cette expression pornographique ne concerne pas la musique ».
  • LAROUSSE : Musique afro-américaine créée au début du XXe s. par les communautés noire et créole du sud des États-Unis, et fondée pour une large part sur l'improvisation, un traitement original de la matière sonore et une mise en valeur spécifique du rythme, le swing.
  • André FRANCIS ( "Jazz" , Éd. du Seuil, 1977 ):

    Le jazz recouvre des genres musicaux variés où l'improvisation a plus ou moins de place, allant du folklore noir de la Louisiane à des formes symphoniques très élaborées.

    Les spécialistes s'accordent en général pour reconnaître trois périodes bien marquées dans son histoire : Il a tout d'abord été fait « par » le peuple : c'est le Dixieland et le New Orléans, c'est le blues et le Gospel Song; puis « pour » le peuple : c'est le Middle jazz, le Rythm and Blues, le Soul jazz; il est enfin pratiqué, peut-être pas « contre » le peuple, mais il est fait « en dehors » du peuple : ce fut un certain moment le Bop; c'est le Free Jazz et le « post free » d'aujourd'hui.
  • Joachim Ernst BERENDT ("Le Grand Livre du Jazz", Éd du Rocher, 1986):

    La méthode de la musicologie occidentale (…)ne convient pas à ce style de musique. (…) trois éléments : swing ( relation au tempo/pulsation – spontanéité (impro)- sonorité et phrasé individualisés, 3 éléments plus ou moins saillants selon les diverses formes de jazz.

    Il (le jazz) s’insurge contre la discrimination sociale, raciale, et spirituelle ; contre les clichés de la moralité bourgeoise mesquine, contre l’organisation fonctionnelle de la société de masse moderne, contre la dépersonnalisation inhérente à cette société et contre cette catégorisation de critère qui mène à l’élaboration automatique de jugements à chaque fois que ces critères ne sont pas satisfaits.

  • André HODEIR ("Hommes et problèmes du Jazz", Éd. Parenthèses, 1954):
    Prendre le jazz non comme un antidote contre les "poisons de l'intellectualisme", mais comme un complément de notre culture est, pour nous Européens, la seule solution raisonnable.
  • Henry van DYKE, professeur de de l'Université de Princeton (dans les années 20)"... ce n'est pas de la musique. C'est simplement une irritation des nerfs de l'ouïe, une provocation sensuelle des cordes de la passion physique"